samedi 29 septembre 2007

Les quatres saisons

Décrivez vos quatre saisons

Au commencement, c'est évident, il y a le printemps. Saison des fleurs et des amours fraiches, le printemps est un mariée trop jolie que chacun aime, il n'y a que ceux qui s'enrhument des ses pollens qui maugréent dans leurs mouchoirs. L'obsession de la copulation et de la naissance habite cette saison, ce sont finalement des passions bien innocentes. L'orgasme arrive en même temps que l'été, sa soulerie et ses excès. On perd tout d'un coup plus l'appétit et on a soif. Désormais, on a plus de soucis à se rafraichir qu'a se réchauffer, il faut songer à sommeiller et à se ménager. L'été est le sacre des oiseux, je les regarde envieux, eux seuls parviennent à le traverser sans trop transpirer. Après deux mois de ce traitement, on voit d'un œil bienfaisant les nuage bleus électrique qui se massent à l'horizon, ils noieront en trombes les idylles torrides. Sans qu'on y pense, on est déjà rendu à l'automne, les pluies joyeuses du débuts, peu à peu, se sont décolorées, elles frappent maintenant un tapis de feuille rouges en chantant comme un regrets d'une gloire passée. On marche mélancolique dans l'odeur de sous-bois, car on sait que les jours heureux ne reviendrons plus cette année. On enfonce un peu plus son nez dans l'écharpe sans même se rendre compte que les oiseaux se sont tus. Un froid de glace s'invite, s'infiltre par tous les trous des manteaux, on colmate comme on peut et puis finalement, on reste dans sa maison. Le soleil n'émerge plus de son comma laiteux et les hommes se résignent à la lumière jaune de la fée électricité en se disant : "Encore une année est passée..."

Un petit rien

A la mode de Philippe Dellherm, dérivez sur trois fois rien

J'aime être seul dans la maison et m'installer dans le lit pour lire et faire un peu le malade comme au temps heureux de mon enfance, faire semblant qu'aujourd'hui, il n'y a pas école. Je temps mon bras et saisis le premier livre sur la pile de mon chevet et commence la lecture. Au bout d'un certain temps, la position horizontale fait son effet et les mots ne sont plus si nets, l'histoire en cours devient moins captivante et se convertit en œuvre musicale, comme un drapeau qui claque, j'entends ce qu'on me dit mais je ne le comprends pas. Je m'endors en même temps que je lis. Entre deux états, pendant trois ou quatre lignes, je ne comprends rien à ce qui est écrit et j'intercale un rêve ou de grandes images envahissent mon écran intérieur.
Je reprends l'histoire pénible, mais le livre pèse trop lourd et je repars pour une apnée de près d'une demi page, mes yeux continue d'avancer, mais le livre finit par tomber sur mon nez et ne se relève plus.

Au seuil du sommeil, mes pensées se délient, mes souvenirs fondent dans leur jus et ma mémoire cesse de fonctionner. Je sais bien que je gis inutile dans une chambre à quatre murs, mais je suis ravi d'exister.


C'est si rare !

jeudi 27 septembre 2007

Des mots savants à glisser dans vos réunions

Valétudinaire : D'une santé fragile, le valétudinaire comporte dans son nom "valet"-tundinaire, la servilité qui le lie à son corps qui ne peut plus rien.
Cacochyme : Vieillards qui poussent par grappe au balcon des opéras et qui menacent d'apoplexie à chaque entracte. Les cacochymes fripés s'immobilisent lentement et représentent la chrysalide de l'homme avant sa mort.
Vernaculaire : Nom local (par opposition au nom savant) d'une plante où un animal. Exemple : la Vesse-de-loup / Lycoperdon echinatum
Apophtegme : Un bref mots pour la postérité (Les aphorismes, quant à eux, ont le droit d'être plus longs) Les apophtegme peuvent être posthumes, par exemple : Toi aussi mon fils !
Apostasie : Renonciation publique à sa religion
Débonnaire : Générosité voyante. Je connaissais ce mot depuis longtemps, mais il faisait rire mes collègue de bureau.
Sibyllin : Cf. Abscons.
Séraphin : D'une blancheur angélique
Abscons : Sibyllin. Par son 's' final, on voit que l'abscons n'a jamais cherché à ne pas l'être.
Exégète : Spécialiste travaillant sur le sens de textes anciens, souvent religieux.
Matamore : Beau parleur, branleur, Kéké
Truisme : Evidence, banalité
Panégyrique : Eloge sans retenue d'un homme ou d'une œuvre.
Morigéner : Réprimander, faire la morale.
Pusillanime : Couard. 'tite frappe chez les gens bien élevé.
Veule : Sans ambition, minable.
Hiératique : Enprunté d'un caractère sacré. Ex : une pose hiératique.
Roboratif : Fortifiant, revigorant. Dans "roboratif", il y a comme de la gourmandise, surement à cause de "Robereu"

mercredi 19 septembre 2007

Expression à placer pour crâner

Sonner l'Hallali : Cri ou son d'un cor de chasse annonçant la mise à mort du cerf. On l'emploiera par plaisanterie pour dire qu'on va procéder à la mise à mort d'un pauvre type déjà bien mal en point.
Franchir le Rubicon : Dans le droit romain, le rubicon marquait la fin de la juridiction de la république romaine, au delà les loi romaines n'étaient plus censée être respectées. Franchir le Rubicon c'est donc entreprendre une action risquée de manière irréversible. Lorsque vous vous déciderez à franchir le Rubicon, il pourra vous arriver de revenir triomphant à Rome ou de ne pas revenir du tout.
S'en tenir à la même antienne : Un antienne est un psaume incantatoire. C'est être obsédé par un slogan
Faire des chateaux en Espagne : Expression pour désigner des projet impossibles.