A la mode de Philippe Dellherm, dérivez sur trois fois rien
J'aime être seul dans la maison et m'installer dans le lit pour lire et faire un peu le malade comme au temps heureux de mon enfance, faire semblant qu'aujourd'hui, il n'y a pas école. Je temps mon bras et saisis le premier livre sur la pile de mon chevet et commence la lecture. Au bout d'un certain temps, la position horizontale fait son effet et les mots ne sont plus si nets, l'histoire en cours devient moins captivante et se convertit en œuvre musicale, comme un drapeau qui claque, j'entends ce qu'on me dit mais je ne le comprends pas. Je m'endors en même temps que je lis. Entre deux états, pendant trois ou quatre lignes, je ne comprends rien à ce qui est écrit et j'intercale un rêve ou de grandes images envahissent mon écran intérieur.
Je reprends l'histoire pénible, mais le livre pèse trop lourd et je repars pour une apnée de près d'une demi page, mes yeux continue d'avancer, mais le livre finit par tomber sur mon nez et ne se relève plus.
Au seuil du sommeil, mes pensées se délient, mes souvenirs fondent dans leur jus et ma mémoire cesse de fonctionner. Je sais bien que je gis inutile dans une chambre à quatre murs, mais je suis ravi d'exister.
C'est si rare !
samedi 29 septembre 2007
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